De l’école des maîtres à l’école en ligne : une révolution silencieuse

Pendant longtemps, l’école française a semblé immuable. Une salle de classe, un maître face aux élèves, des rangées de tables, des programmes nationaux identiques pour tous. Pourtant, derrière cette apparente stabilité, l’histoire de l’enseignement en France est celle d’une adaptation permanente aux transformations de la société. Aujourd’hui, avec le numérique et l’essor de l’« école en ligne », un nouveau chapitre s’ouvre.

Une école façonnée par l’État

Sous l’Ancien Régime, l’enseignement est réservé à une minorité. L’Église domine la transmission des savoirs, et l’instruction reste un privilège social. La Révolution française change la donne en posant un principe fondamental : l’instruction doit former des citoyens libres et éclairés.

Mais c’est au XIXᵉ siècle que cette ambition prend corps. Avec les lois Ferry, l’école devient gratuite, obligatoire et laïque. L’État construit alors un modèle centralisé, pensé pour diffuser le savoir à grande échelle et forger une culture commune. L’enseignant devient la figure centrale de ce dispositif : le maître, dépositaire du savoir.

"La tâche noire", tableau d'Albert Bettannier
(La tache sur la carte représente l'Alsace et la Lorraine perdues lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871)

Le XXᵉ siècle : l’école de masse

Au fil du XXᵉ siècle, l’école française se transforme sans se renier. Le collège unique, la démocratisation du lycée et l’essor de l’université ouvrent l’enseignement à des millions d’élèves. Ce succès s’accompagne toutefois de tensions : classes surchargées, difficulté à prendre en compte la diversité des profils, reproduction des inégalités sociales.

L’école reste un pilier de la République, mais son organisation — classes d’âge, horaires fixes, pédagogie frontale — montre ses limites dans une société de plus en plus mobile et connectée.

Le numérique, un tournant historique

L’arrivée d’Internet et des outils numériques, à partir des années 2000, introduit une rupture progressive. D’abord cantonné à un rôle d’appoint, le numérique devient central lors de la crise sanitaire de 2020. En quelques semaines, élèves et enseignants basculent dans l’enseignement à distance.

Cette expérience grandeur nature révèle le potentiel, mais aussi les fragilités, de l’« école en ligne ». Elle fait émerger ce que l’on appelle désormais la School online : un ensemble de dispositifs numériques permettant d’apprendre hors des murs de l’école.

En 1910 Villemard imagine l’école de l’an 2000
(Paris, BnF, Estampes et photographies)

Contrairement aux idées reçues, l’école en ligne ne signe pas la fin de l’école traditionnelle. En France, elle s’inscrit dans une continuité : garantir l’accès au savoir, assurer la continuité éducative, maintenir des programmes structurés.

Mais elle introduit des changements profonds : apprentissages personnalisés, rythmes flexibles, nouvelles formes de relation pédagogique. Des acteurs publics, comme le CNED, côtoient désormais des entreprises privées innovantes, telles que School Online University, qui ciblent surtout les adultes et les professionnels.

Vers une école hybride

L’histoire de l’enseignement français montre une constante : l’école évolue quand la société change. Aujourd’hui, le numérique ne remplace pas l’école, il la reconfigure. Le modèle qui se dessine est hybride : le présentiel pour la socialisation et le vivre-ensemble, le numérique pour la flexibilité et l’individualisation.

De l’école des maîtres à l’école en ligne, la France poursuit ainsi une même ambition, vieille de plus de deux siècles : transmettre le savoir au plus grand nombre, en s’adaptant aux défis de son temps.



L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde.

Nelson Mandela


Classe de l'école de garçon d'Orbigny, en 1909
( Archives départementales de la Drôme).


 L'enseignement en ligne

L'enseignement en ligne s'est considérablement développé ces dernières années, particulièrement dans le monde francophone avec des plateformes qui proposent des cours privés, des formations professionnalisantes, des outils pour entreprises, ou des solutions de soutien scolaire. Tous exploitent le numérique pour rendre l’apprentissage plus flexible, accessible ou interactif, chacun avec une stratégie différente : contenus propres, référencement, tutorat, outils B2B, etc.

Quelques exemples 

School Online Université  propose des formations 100 % en ligne conçues aussi bien pour les particuliers (amélioration des compétences, reconversion, évolution professionnelle) que pour les entreprises (formation des équipes, adaptation aux nouveaux métiers, performance durable).

L’organisme est certifié Qualiopti, une certification officielle de l’État français qui atteste de la qualité des processus de formation (contenus, accompagnement, suivi des apprenants). Cette certification est également indispensable pour l’accès aux financements publics et mutualisés, notamment via les dispositifs de la formation professionnelle.

Le public visé est prioritairement celui des professionnels, adultes en reconversion et apprenants autonomes, en France et dans l’espace francophone. Pour en savoir plus :  School online.

 

GlobalExam est une plateforme spécialisée dans la préparation en ligne aux tests de langues et aux certifications officielles (TOEIC, TOEFL, IELTS, Linguaskill, etc.).

Elle propose des parcours personnalisés, fondés sur des données de progression, des entraînements en conditions réelles et un suivi précis des compétences.

Son principal avantage concurrentiel réside dans une approche très orientée résultats, adaptée aussi bien aux particuliers (étudiants, candidats aux concours, professionnels) qu’aux entreprises souhaitant évaluer et renforcer le niveau linguistique de leurs équipes.

Utilisée dans de nombreux établissements d’enseignement et organisations, GlobalExam est souvent cité comme un outil de référence pour la certification linguistique à l’ère numérique.