Les citations pour la philo
Des citations pertinentes et facile à retenir pour réussir la dissertation au bac et aux contrôles de terminale HGGSP.
Rappels : conseils pour le bac
- Relie les notions : Montre comment elles s’articulent entre elles (ex. : liberté et responsabilité).
- Utilise des exemples : Œuvres, événements historiques, ou situations concrètes.
- Cite des auteurs : Mais explique toujours leur pensée.
- Structure tes arguments : Thèse/antithèse/synthèse pour les dissertations.
Citations philo
| Auteur | Citation | Thème principal |
|---|---|---|
| Descartes | "Je pense, donc je suis." | Conscience, existence |
| Sartre | "L’homme est condamné à être libre." | Liberté, responsabilité |
| Rousseau | "L’homme est né libre, et partout il est dans les fers." | Liberté, société |
| Kant | "Agis de telle sorte que tu traites l’humanité toujours comme une fin." | Morale, devoir |
| Nietzsche | "Deviens ce que tu es." | Devenir, identité |
| Platon | "Connais-toi toi-même." | Connaissance, introspection |
| Montesquieu | "La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent." | Liberté, loi |
| Pascal | "L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant." | Condition humaine, raison |
| Marx | "Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit de le transformer." | Action, changement social |
| Camus | "Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide." | Absurde, sens de la vie |
| Spinoza | "Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre." | Raison, émotion |
Exemples pour utiliser les citations
Ces exemples montrent comment utiliser les citations pour illustrer un propos, introduire une problématique, ou appuyer une analyse. Tu peux les adapter selon le type de sujet (dissertation, commentaire, oral) et les relier à des exemples historiques ou contemporains pertinents.
Descartes : "Je pense, donc je suis. "
Dans son texte philosophique "Discours de la méthode", Descartes pose les bases du cogito : "Je pense, donc je suis.". Cette affirmation radicale montre que la pensée est la preuve indubitable de notre existence. En période de doute, seule la conscience de soi résiste, fondant ainsi la philosophie moderne sur la subjectivité.
Sartre : " L’homme est condamné à être libre."
Pour Sartre, "L’homme est condamné à être libre ". Cette formule illustre l’angoisse existentielle : nous sommes responsables de nos choix, sans excuse ni déterminisme. La liberté n’est pas un don, mais une condamnation à agir.*
Rousseau : " L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. "
Dans ouvrage de philosophie "Du Contrat social", Rousseau dénonce l’aliénation sociale : "L’homme est né libre, et partout il est dans les fers." Cette antithèse souligne le paradoxe entre la liberté naturelle et les contraintes imposées par la société, justifiant la nécessité d’un contrat social juste.
Kant : "Agis de telle sorte que tu traites l’humanité toujours comme une fin."
Exemple en introduction : La morale est-elle une question de sentiment ou de raison ? Kant, dans "Fondements de la métaphysique des mœurs", propose une réponse claire : "Agis de telle sorte que tu traites l’humanité toujours comme une fin". Cette formule, connue sous le nom d’impératif catégorique, souligne que la morale doit être universelle et respectueuse de la dignité humaine. Dans un monde où les intérêts individuels priment souvent sur le bien commun, cette idée rappelle l’importance de l’éthique dans nos actions.
Exemple dans un développement : "Agis de telle sorte que tu traites l’humanité toujours comme une fin". L’impératif catégorique de Kant implique que nos actions doivent pouvoir être universalisées. Par exemple, mentir pour son propre intérêt serait immoral, car on ne pourrait pas vouloir que le mensonge devienne une règle universelle. Cette idée est particulièrement pertinente dans les débats sur l’éthique médicale (comme l’euthanasie) ou environnementale (comme la responsabilité face au changement climatique). Elle invite à réfléchir sur les principes qui devraient guider nos choix, au-delà des circonstances.
Nietzsche : "Deviens ce que tu es."
Exemple en introduction : L’identité est-elle donnée ou construite ? Nietzsche, dans "Ainsi parlait Zarathoustra", répond par une injonction énigmatique : "Deviens ce que tu es". Cette formule invite à réaliser son potentiel unique, plutôt que de se conformer à des modèles extérieurs. Dans une société où les individus sont souvent définis par leur statut social ou leur apparence, Cette idée rappelle l’importance de l’authenticité et de la création de soi.
Exemple dans un développement : Pour Nietzsche, "devenir ce que tu es" signifie que l’identité est un projet à accomplir. Par exemple, un artiste ne naît pas "artiste" : il le devient en cultivant son talent et en surmontant ses doutes. Cette vision s’oppose à l’essentialisme, qui considère que nous sommes déterminés par une nature immuable. Elle rejoint aussi les théories modernes du développement personnel, où l’épanouissement passe par la réalisation de soi. Cette idée est particulièrement pertinente pour les jeunes en quête d’orientation.
Platon : "Connais-toi toi-même."
Exemple en introduction : La connaissance de soi est un thème récurrent dans l’histoire de la philosophie. Platon, par la bouche de Socrate, résume cette quête en une maxime célèbre : « Connais-toi toi-même ». Cette injonction invite à l’introspection et à la remise en question de nos certitudes. À une époque où les individus sont souvent distraits par des stimuli extérieurs, cette idée rappelle l’importance de la réflexion sur soi.
Exemple dans un développement : La psychanalyse, avec Freud, a repris à sa manière l’impératif platonicien « Connais-toi toi-même ». Pour Freud, l’inconscient est un continent inconnu que le sujet doit explorer pour comprendre ses motivations profondes. Par exemple, une phobie irrationnelle peut cacher un conflit refoulé. Ainsi, la connaissance de soi n’est pas un luxe, mais une nécessité pour éviter d’être dirigé par des forces obscures. Cette idée est aussi au cœur des pratiques contemporaines comme la méditation ou la thérapie.
Montesquieu : " La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent."
Exemple en introduction : La liberté est-elle absolue ou encadrée par des règles ? Montesquieu, dans De l’esprit des lois*, propose une définition claire : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ». Cette formule souligne que la liberté ne peut exister sans un cadre juridique qui la protège et la limite. Dans un monde où les revendications de liberté individuelle se multiplient, cette idée invite à réfléchir sur l’équilibre entre droits et devoirs.*
Exemple dans un développement : Montesquieu montre que la liberté n’est pas l’absence de contraintes, mais la possibilité d’agir dans un cadre défini par des lois justes. Par exemple, la liberté d’expression est un droit fondamental, mais elle est encadrée par des lois contre la diffamation ou l’incitation à la haine. Cette citation est particulièrement pertinente dans les débats sur les limites de la liberté, comme ceux liés à la liberté de culte ou à la liberté de manifester.
Pascal : "L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant."
Exemple en introduction : L’homme est à la fois fragile et puissant. Pascal, dans ses Pensées*, résume cette dualité par une image frappante : « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant ». Cette métaphore souligne que, malgré sa vulnérabilité physique, l’homme se distingue par sa capacité à réfléchir et à donner un sens à son existence. Dans un monde où les défis écologiques et technologiques remettent en question la place de l’homme, cette idée reste d’une actualité brûlante.*
Exemple dans un développement : Pascal montre que la grandeur de l’homme réside dans sa pensée, et non dans sa force physique. Par exemple, malgré sa fragilité face aux catastrophes naturelles, l’homme a su développer des outils pour les anticiper ou les surmonter. Cette citation peut aussi être reliée aux débats sur l’intelligence artificielle : si les machines surpassent l’homme en calcul, elles ne peuvent (pour l’instant) égaler sa capacité à réfléchir sur lui-même et sur le monde.
Marx : "Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit de le transformer."
Exemple en introduction : La philosophie doit-elle se contenter de réfléchir sur le monde, ou doit-elle aussi agir pour le changer ? Marx, dans ses Thèses sur Feuerbach*, tranche clairement : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit de le transformer ». Cette phrase résume l’engagement du philosophe : la pensée doit servir à transformer la société. À une époque où les inégalités sociales et les crises écologiques appellent à l’action, cette idée prend une résonance particulière.*
Exemple dans un développement : La maxime de Marx invite à passer de la théorie à la pratique. Par exemple, les mouvements écologistes ne se contentent pas d’analyser le réchauffement climatique : ils organisent des actions pour le combattre. De même, les syndicats ne se limitent pas à dénoncer les injustices au travail, mais négocient des conventions collectives. Ainsi, la philosophie marxiste rappelle que la pensée n’a de valeur que si elle se traduit en actes concrets. Cette idée est particulièrement pertinente dans les débats sur l’engagement citoyen.
Camus : "Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide."»
Exemple en introduction : La vie a-t-elle un sens ? Camus, dans Le Mythe de Sisyphe*, affirme que « le seul problème philosophique vraiment sérieux, c’est le suicide ». Cette phrase provocante souligne que la question du sens de la vie est au cœur de l’existence humaine. Dans un monde marqué par des crises successives, cette idée invite à réfléchir sur la manière dont nous donnons un sens à notre existence, malgré l’absurdité apparente du monde.*
Exemple dans un développement : Pour Camus, le suicide est le seul vrai problème philosophique, car il pose la question de savoir si la vie vaut la peine d’être vécue. Par exemple, face à des épreuves comme la maladie ou la perte d’un proche, certains peuvent être tentés de renoncer. Pourtant, Camus propose une réponse dans la révolte : il faut continuer à vivre, malgré l’absurdité. Cette idée est particulièrement pertinente dans les débats sur la résilience et la recherche de sens, comme ceux liés à la santé mentale ou aux crises existentielles.
Spinoza : "Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre."
Exemple en introduction : Comment réagir face aux injustices ou aux épreuves ? Spinoza, dans son Éthique*, propose une voie radicale : « Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre ». Cette injonction invite à remplacer les réactions passionnelles par une analyse rationnelle des causes de nos émotions. Dans un monde où les débats sont souvent polarisés, cette approche offre une piste pour apaiser les tensions et favoriser le dialogue.*
Exemple dans un développement : La philosophie de Spinoza, résumée par « comprendre, non détester », s’applique particulièrement aux enjeux contemporains comme le racisme ou les conflits religieux. Plutôt que de rejeter l’autre, il s’agit de comprendre les mécanismes qui produisent la peur ou la colère. Par exemple, les préjugés naissent souvent de l’ignorance : en éclairant les causes historiques et sociales des discriminations, on peut désamorcer les tensions. Cette démarche est aussi au cœur des thérapies cognitives, qui aident les individus à identifier et à maîtriser leurs émotions.
Notions essentielles à maîtriser
Le Sujet
Notions clés :
- Conscience : Capacité à se percevoir soi-même comme un être pensant (Descartes : "Je pense, donc je suis").
- Inconscient : Partie de l’esprit inaccessible à la conscience (Freud).
- Désir : Moteur de l’action humaine, souvent lié au manque (Spinoza, Hegel).
- Liberté : Capacité à agir sans contrainte extérieure (Sartre : "L’homme est condamné à être libre").
- Responsabilité : Conséquence de la liberté (Kant : autonomie de la volonté).
Problématique : Sommes-nous maîtres de nous-mêmes?
La Culture
Notions clés :
- Art : Création esthétique et expression de l’humain (Kant : "Le beau est ce qui plaît universellement sans concept").
- Travail : Transformation de la nature par l’homme (Marx : aliénation vs. émancipation).
- Langage : Outil de communication et de pensée (Saussure : arbitraire du signe).
- Religion : Explication du monde et source de sens (Durkheim : fonction sociale).
- Histoire : Construction collective du passé (Hegel : "Rien de grand ne s’est accompli sans passion").
Problématique : La culture nous libère-t-elle ou nous aliène-t-elle ?
La Raison et le Réel
Notions clés :
- Vérité : Adéquation entre la pensée et la réalité (Aristote, Descartes).
- Rationalité : Capacité à penser de manière logique (Kant : limites de la raison pure).
- Réel/Matériel : Ce qui existe indépendamment de notre perception (Berkeley : "Être, c’est être perçu").
- Science : Connaissance objective et méthodique (Popper : falsifiabilité).
- Croyance : Adhésion subjective à une idée (Pascal : "Le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas").
Problématique : Peut-on tout connaître par la raison ?
La Politique
Notions clés :
- Justice : Principe d’équité dans la société (Rawls : "Théorie de la justice").
- État : Institution détentrice du monopole de la violence légitime (Weber).
- Démocratie : Gouvernement du peuple, par le peuple (Tocqueville).
- Lois : Règles organisant la vie en société (Montesquieu : séparation des pouvoirs).
- Pouvoir : Capacité à influencer ou contraindre (Foucault : "Le pouvoir est partout").
Problématique : Faut-il obéir à l’État ?
La Morale
Notions clés :
- Devoir : Obligation morale (Kant : impératif catégorique).
- Bonheur : But de l’existence (Épicure, Aristote : « eudémonisme »).
- Vertu : Excellence morale (Aristote : juste milieu).
- Liberté morale : Capacité à choisir entre le bien et le mal (Sartre).
- Responsabilité : Obligation de répondre de ses actes.
Problématique : Peut-on être heureux sans être moral?
La Métaphysique et l’Existence
Notions clés :
- Temps : Dimension de l’existence (Bergson : durée vs. temps mesuré).
- Mort : Finitude de l’homme (Heidegger : "Être-pour-la-mort").
- Existence : Fait d’être (Sartre : "L’existence précède l’essence").
- Absurde : Manque de sens apparent (Camus : "Le mythe de Sisyphe").
- Dieu : Cause première ou illusion (Nietzsche : " Dieu est mort").
Problématique : La vie a-t-elle un sens ?
La Société
Notions clés :
- Éducation : Transmission des savoirs et des valeurs (Rousseau : "Émile").
- Société : Ensemble d’individus liés par des règles (Durkheim : "fait social").
- Conflit : Opposition d’intérêts (Marx : lutte des classes).
- Reconnaissance : Besoin d’être validé par autrui (Hegel).
- Aliénation : Perte de soi dans les structures sociales (Marx, Sartre).
Problématique : La société nous rend-elle meilleurs ?