L'économie

L’argent, le travail et le monde : une histoire humaine


Comprendre le monde à travers ses échanges et ses crises

Il n’est pas d’histoire sans économie, pas d’économie sans histoire. Les échanges, les productions, les dettes et les richesses ont tissé la trame du monde aussi sûrement que les conquêtes ou les révolutions. Pourtant, l’histoire économique demeure souvent reléguée à l’arrière-plan : on la croit réservée aux spécialistes, abstraite, réduite à des chiffres et des courbes. Prohistoire tente au contraire de lui redonner chair et souffle, en montrant que l’économie est d’abord une affaire d’hommes et de femmes, de sociétés et de choix collectifs.

À travers les siècles, les civilisations ont inventé des manières toujours nouvelles d’organiser la subsistance, de répartir la valeur, de penser la richesse. De la Mésopotamie aux bourses électroniques, de la route de la soie aux plateformes numériques, l’économie apparaît ici comme une aventure humaine, faite d’espoirs et d’illusions, de créations et de crises.

Ce parcours ne cherche pas à raconter une marche triomphale vers la modernité, mais à révéler la diversité des chemins possibles. Les sociétés ne se sont pas toutes alignées sur le modèle industriel, marchand ou capitaliste ; elles ont inventé, chacune à leur manière, des équilibres entre l’échange et le don, entre le travail et le temps libre, entre la rareté et l’abondance. Comprendre cette pluralité, c’est rouvrir notre imaginaire économique au moment même où la planète s’épuise sous le poids de ses propres excès.

Prohistoire ne prétend pas livrer de recettes, mais inviter à penser autrement. L’histoire économique n’est pas une science du passé : elle est un miroir où se lisent nos dépendances, nos désirs et nos possibles. Relier les événements économiques à leur ancrage humain, replacer les grandes mutations dans la longue durée, c’est tenter de retrouver le fil d’un récit qui nous échappe.

Voyons dans l’économie non plus une fatalité, mais un champ d’invention, et dans l’histoire non plus une succession de crises, mais une succession d’occasions de repenser le monde.


Quand l’argent s’effondre

Derrière les bulles spéculatives et les krachs célèbres se cachent des vies ordinaires brutalement bouleversées. Du Mississippi au krach de 1929, les grandes faillites financières racontent aussi le quotidien de familles confrontées à la perte, à la débrouille et à la peur du déclassement, rappelant que l’histoire économique est avant tout une histoire humaine.

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Chômage, pauvreté et stratégies de survie face aux récessions

Perte d’emploi, appauvrissement, débrouille et solidarité : à chaque récession, les sociétés sont mises à l’épreuve. Du Moyen Âge aux crises contemporaines, chômage et pauvreté ont suscité des stratégies de survie individuelles et collectives, révélant à la fois les fragilités économiques et la capacité des communautés à s’adapter.

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Quand la faim gouvernait le monde

Des récoltes détruites, des prix qui s’envolent, des populations livrées à la disette : pendant des siècles, la famine a rythmé la vie des sociétés humaines. Du Moyen Âge à l’époque moderne, ces crises alimentaires ont bouleversé les équilibres sociaux, nourri les révoltes et façonné durablement le rapport au pouvoir et à la survie.

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La crise de 1929

La crise de 1929 fut mondiale, économique, sociale et politique. Elle a montré que la mondialisation financière, déjà avancée à l’époque, pouvait transformer une crise locale en catastrophe planétaire.

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Quand l’Europe rêvait déjà d’une monnaie commune : la naissance de l’Union monétaire latine (1865)

Le 23 décembre 1865, quatre pays européens tentent une expérience audacieuse : unifier leurs monnaies pour faciliter les échanges et stabiliser l’économie. En fondant l’Union monétaire latine, la France, l’Italie, la Suisse et la Belgique posent les jalons d’une coopération monétaire inédite, annonciatrice des débats contemporains sur l’intégration économique européenne.

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L’argent de la Révolution : l’ascension et la chute des assignats

Nés dans l’urgence d’un État en faillite, les assignats furent l’une des expériences économiques les plus audacieuses — et les plus explosives — de la Révolution française. Pensés pour sauver les finances du royaume en s’appuyant sur les biens nationalisés du clergé, ces billets de papier finirent par déclencher une spirale inflationniste qui bouleversa le quotidien des Français. Entre innovation monétaire et catastrophe annoncée, retour sur la brève mais spectaculaire épopée du billet révolutionnaire.

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La Tontine africaine : une histoire solidaire

De Dakar à Douala, de Lomé à la diaspora parisienne, la tontine perpétue un art africain de la solidarité fondé sur la confiance et l’entraide. À l’heure où la planète cherche des alternatives aux dérives du capitalisme financier, ce modèle ancien retrouve une étonnante modernité.

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Le monde s’est construit autour des échanges, non autour des frontières. 

Paul Valéry



Le Capital au XXIe siècle

Devenu un classique dès sa parution, Le Capital au XXIᵉ siècle offre une analyse magistrale des inégalités et du capitalisme contemporain. S’appuyant sur quinze années de recherche, trois siècles d’histoire et des données issues de plus de vingt pays, Thomas Piketty renouvelle en profondeur notre compréhension de la répartition des richesses. Il met en lumière la contradiction centrale entre croissance économique et rendement du capital, montrant comment la concentration extrême des patrimoines et des hauts revenus menace aujourd’hui les idéaux de méritocratie et de justice sociale. Un ouvrage de référence pour comprendre les grands enjeux économiques et politiques de notre temps.

La monnaie en violence et confiance

Pour Aglietta et Orléan, la monnaie n’est pas qu’un outil économique : elle fonde la confiance et le lien social. À travers l’euro ou la crise argentine, ils montrent qu’elle peut apaiser ou déclencher la violence collective. La monnaie est ainsi un « fait social total », au cœur des sociétés humaines.