Les citations HGGSP
10 citations, faciles à retenir et à utiliser pour de nombreux sujets
| Auteur/Source | Citation | Thème principal |
|---|---|---|
| Tocqueville | « Les peuples ont le gouvernement qu’ils méritent. » | Démocratie, pouvoir |
| Machiavel | « La fin justifie les moyens. » | Pouvoir, politique |
| Clausewitz | « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » | Géopolitique, conflit |
| Braudel | « L’histoire se fait avec des documents écrits, mais aussi avec des paysages, des outils, des mots. » | Histoire, méthodologie |
| Kissinger | « L’ordre mondial repose sur un équilibre des puissances. » | Relations internationales |
| Arendt | « La politique est l’espace de la liberté. » | Citoyenneté, espace public |
| Hobbes | « L’homme est un loup pour l’homme. » | État, nature humaine |
| Montesquieu | « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. » | Séparation des pouvoirs |
| Jaurès | « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » | Engagement, vérité |
| Churchill | « La démocratie est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres. » | Démocratie, critique politique |
Exemples d'utilisation
: Ces exemples montrent comment utiliser les citations pour illustrer un propos, introduire une problématique, ou appuyer une analyse. Tu peux les adapter selon le type de sujet (dissertation, commentaire, oral) et les relier à des exemples historiques ou contemporains pertinents.
Tocqueville : "Les peuples ont le gouvernement qu’ils méritent."
Exemple en introduction : La démocratie est souvent présentée comme le régime politique idéal, mais son fonctionnement dépend largement de l’engagement des citoyens. Comme le souligne Tocqueville, "Les peuples ont le gouvernement qu’ils méritent". Cette affirmation invite à réfléchir sur la responsabilité collective dans le choix des dirigeants et des politiques publiques. En France, par exemple, l’abstention croissante aux élections interroge : un peuple désengagé peut-il prétendre à un gouvernement représentatif ? Cette citation éclaire aussi les débats sur la qualité de la démocratie dans des pays où la corruption ou le populisme prospèrent.
Exemple dans un développement : La phrase de Tocqueville, " Les peuples ont le gouvernement qu’ils méritent", prend tout son sens à l’ère des réseaux sociaux. Les fake news et la polarisation des débats politiques montrent que la qualité d’une démocratie dépend de l’éducation et de la vigilance de ses citoyens. Par exemple, le Brexit ou l’élection de Donald Trump en 2016 ont révélé comment des choix électoraux pouvaient être influencés par des informations trompeuses. Ainsi, cette citation rappelle que la démocratie n’est pas un acquis, mais un système qui exige un effort constant de la part des électeurs.
Machiavel : "La fin justifie les moyens."
Exemple en transition : Si la morale individuelle condamne souvent l’usage de moyens discutables, la réalité du pouvoir politique semble parfois obéir à une autre logique. Machiavel, dans "Le Prince", affirme ainsi que "la fin justifie les moyens" . Cette maxime, souvent critiquée, soulève une question centrale : jusqu’où un dirigeant peut-il aller pour préserver l’État ? Les exemples historiques ne manquent pas, de la raison d’État sous Richelieu aux mesures exceptionnelles prises pendant les crises sanitaires récentes.
Exemple dans une analyse : La célèbre formule de Machiavel,"la fin justifie les moyens", trouve un écho dans les débats contemporains sur la sécurité nationale. Par exemple, l’utilisation de la surveillance de masse pour lutter contre le terrorisme pose un dilemme : faut-il sacrifier des libertés individuelles pour garantir la sécurité collective ? Cette tension entre éthique et efficacité est au cœur des choix politiques, comme le montrent les lois antiterroristes en France ou le "Patriot Act" aux États-Unis.
Clausewitz : "La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens."»
Exemple en introduction : Les conflits armés sont souvent perçus comme des ruptures dans l’ordre international. Pourtant, Clausewitz, dans De la guerre*, les définit comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ». Cette vision invite à analyser les guerres non comme des accidents, mais comme des instruments au service d’objectifs stratégiques. Par exemple, la guerre en Ukraine depuis 2022 illustre comment un conflit peut être lié à des enjeux géopolitiques plus larges, comme l’influence de la Russie ou l’expansion de l’OTAN.*
Exemple dans un développement : La thèse de Clausewitz, "la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens", éclaire les interventions militaires contemporaines. Par exemple, l’intervention américaine en Irak en 2003 peut être interprétée comme une tentative de redessiner l’équilibre des puissances au Moyen-Orient. De même, les cyberattaques ou les sanctions économiques, bien que non militaires, s’inscrivent dans cette logique de continuation de la politique par d’autres moyens. Ainsi, la guerre n’est qu’un outil parmi d’autres dans la boîte à outils des États.
Braudel : "L’histoire se fait avec des documents écrits, mais aussi avec des paysages, des outils, des mots."
Exemple en introduction : L’histoire ne se limite pas à l’étude des textes ou des traités. Comme le rappelle Braudel,"elle se fait avec des documents écrits, mais aussi avec des paysages, des outils, des mots". Cette approche globale, dite de « l’histoire totale », invite à considérer les traces matérielles et culturelles des sociétés passées. Par exemple, l’étude des changements climatiques à travers les cernes des arbres ou l’analyse des recettes culinaires pour comprendre les échanges culturels montrent la richesse de cette méthode.
Exemple dans un développement : La citation de Braudel, "l’histoire se fait avec des paysages, des outils, des mots", est particulièrement pertinente pour étudier des périodes peu documentées. Par exemple, l’archéologie a révélé que les outils en silex de la Préhistoire permettaient de reconstituer les migrations humaines. De même, l’étude des dialectes régionaux en France éclaire les dynamiques de peuplement et les influences culturelles. Ainsi, l’histoire ne se réduit pas aux grands événements, mais s’incarne aussi dans le quotidien.
Kissinger : "L’ordre mondial repose sur un équilibre des puissances. "
Exemple en conclusion : Dans un monde marqué par la multipolarité, la stabilité internationale semble plus fragile que jamais. Kissinger, ancien secrétaire d’État américain, rappelle que "l’ordre mondial repose sur un équilibre des puissances". Cette idée, centrale dans la théorie réaliste des relations internationales, explique pourquoi les tensions entre les États-Unis, la Chine et la Russie sont aujourd’hui au cœur des préoccupations géopolitiques. Elle invite aussi à réfléchir sur le rôle des organisations internationales, comme l’ONU, dans la régulation de cet équilibre.
Exemple dans un développement : La phrase de Kissinger, "l’ordre mondial repose sur un équilibre des puissances", s’illustre parfaitement avec la guerre froide. Pendant cette période, l’équilibre de la terreur nucléaire entre les États-Unis et l’URSS a évité un conflit direct, tout en alimentant des guerres par procuration. Aujourd’hui, la montée en puissance de la Chine et les ambitions de la Russie en Europe de l’Est montrent que cet équilibre reste précaire. Les alliances militaires, comme l’OTAN, ou économiques, comme l’UE, sont des outils pour maintenir cette stabilité relative.
Arendt : « La politique est l’espace de la liberté. »
Exemple en introduction : La politique est souvent perçue comme un domaine réservé aux professionnels ou aux élites. Pourtant, Hannah Arendt affirme qu’elle est "l’espace de la liberté", c’est-à-dire le lieu où les citoyens peuvent agir ensemble pour façonner leur destin commun. Cette vision met en lumière l’importance de la participation citoyenne, que ce soit à travers les mouvements sociaux, comme les Gilets jaunes, ou les initiatives locales, comme les budgets participatifs. Comment cet espace peut-il être préservé et élargi dans nos démocraties modernes ?
Exemple dans un développement : Pour Arendt, "la politique est l’espace de la liberté "car elle permet aux individus de s’exprimer et d’agir collectivement. Par exemple, les forums citoyens ou les conventions climatiques, comme celle organisée en France en 2020, illustrent cette idée : des citoyens tirés au sort ont pu débattre et proposer des mesures pour la transition écologique. Ces expériences montrent que la politique ne se limite pas au vote, mais inclut aussi la délibération et l’action collective.
Hobbes : "L’homme est un loup pour l’homme."
Exemple en introduction : La nature humaine est-elle fondamentalement violente ou coopérative ? Hobbes, dans Léviathan*, répond sans ambiguïté : "L’homme est un loup pour l’homme". Cette vision pessimiste justifie, selon lui, la nécessité d’un État fort pour garantir la sécurité. Cette idée résonne encore aujourd’hui, que ce soit dans les débats sur la peine de mort, la gestion des crises migratoires, ou les mesures de sécurité face au terrorisme. Faut-il craindre la nature humaine, ou peut-on lui faire confiance ?
Exemple dans un développement : La célèbre formule de Hobbes, "L'homme est un loup pour l’homme", trouve un écho dans les débats sur la sécurité. Par exemple, les théories du « tout sécuritaire » s’appuient sur cette idée pour justifier des mesures restrictives, comme la vidéo-surveillance généralisée. À l’inverse, des penseurs comme Rousseau ont critiqué cette vision, soulignant que la société corrompt l’homme plus qu’elle ne révèle sa nature violente. Ce débat reste d’actualité, notamment avec les questions sur l’équilibre entre liberté et sécurité.
Montesquieu : "Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir."
Exemple en introduction : La concentration du pouvoir est une menace constante pour les démocraties. Montesquieu, dans "De l’esprit des lois*, propose une solution : "Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir". Cette idée de séparation des pouvoirs est au fondement des régimes démocratiques modernes. Pourtant, des dérives existent, comme l’a montré l’affaire Benalla en France ou les tentatives de contrôle du judiciaire par certains gouvernements.
Exemple dans un développement : Le principe de Montesquieu, "que le pouvoir arrête le pouvoir", est illustré par les systèmes de checks and balances, comme aux États-Unis, où le Congrès peut bloquer les décisions du président. En France, le Conseil constitutionnel joue un rôle similaire en vérifiant la conformité des lois. Cependant, des crises récentes, comme les tensions entre l’exécutif et le judiciaire en Pologne, montrent que cet équilibre est toujours menacé. Cette citation rappelle que la démocratie exige une vigilance constante.
Jaurès : "Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire."
Exemple en conclusion : Dans un monde où les fake news et les discours populistes se multiplient, le courage intellectuel est plus nécessaire que jamais. Jaurès le rappelait : "Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire".Cette exigence de sincérité et de rigueur est au cœur du métier de journaliste, mais aussi de celui de tout citoyen engagé. Par exemple, les lanceurs d’alerte, comme Edward Snowden ou les médecins qui ont alerté sur la crise du Covid-19, incarnent cette forme de courage. Leur exemple montre que la vérité a un prix, mais qu’elle est indispensable à une société libre.
Exemple dans un développement : La citation de Jaurès, "le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire" s’applique particulièrement aux enjeux écologiques. Les scientifiques du GIEC, par exemple, assument ce rôle en alertant sur l’urgence climatique, malgré les pressions politiques ou économiques. De même, les médias indépendants jouent un rôle clé en investiguant sur des sujets sensibles, comme les scandales sanitaires ou les affaires de corruption. Ces exemples montrent que la vérité n’est pas toujours populaire, mais qu’elle est essentielle pour une démocratie saine.
Churchill : "La démocratie est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres."
Exemple en introduction : La démocratie est souvent critiquée pour sa lenteur, ses compromis et ses imperfections. Pourtant, comme le soulignait Churchill, "c’est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres". Cette formule humoristique et lucide invite à réfléchir sur les forces et les faiblesses de la démocratie libérale. À une époque où les régimes autoritaires gagnent du terrain, cette citation rappelle que la démocratie, malgré ses défauts, reste le système le plus à même de garantir les libertés individuelles et le débat public.
Exemple dans un développement : La phrase de Churchill, "La démocratie est le pire des régimes, à l’exclusion de tous les autres", peut être illustrée par des exemples contemporains. Par exemple, la gestion de la pandémie de Covid-19 a montré les limites des démocraties (lenteur des décisions, contestations), mais aussi leurs forces : transparence, débat public et possibilité de corriger les erreurs. À l’inverse, des régimes autoritaires, comme la Chine, ont pu agir rapidement, mais au prix d’un contrôle strict de la population et d’un manque de transparence. Ces contrastes soulignent que la démocratie, malgré ses défauts, offre une flexibilité et une résilience uniques.
Foucault : « Le savoir est le pouvoir. »
Exemple en introduction : Le lien entre savoir et pouvoir est au cœur des sociétés modernes. Foucault le résume ainsi :"Le savoir est le pouvoir". Cette idée invite à analyser comment la production et le contrôle de l’information influencent les rapports de force dans une société. Par exemple, les algorithmes des réseaux sociaux, en sélectionnant les informations auxquelles nous avons accès, façonnent nos opinions et nos comportements. Dans un monde où la désinformation prolifère, cette citation rappelle l’importance de démocratiser l’accès au savoir.
Exemple dans un développement : La thèse de Foucault, "le savoir est le pouvoir",s’illustre dans le domaine de l’éducation. Les programmes scolaires, en choisissant quels événements historiques ou quelles théories scientifiques enseigner, participent à la construction d’une vision du monde. Par exemple, l’enseignement de l’histoire coloniale en France a longtemps été occulté, ce qui a influencé la perception collective de cette période. Aujourd’hui, les débats sur la décolonisation des savoirs montrent que la connaissance reste un enjeu de pouvoir, et que sa démocratisation est un combat permanent.
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