Faire la guerre, faire la paix
Du fracas des champs de bataille aux négociations diplomatiques, l’histoire contemporaine illustre à quel point la guerre et la paix sont deux réalités indissociables : comprendre les formes de conflits qui secouent le monde, c’est aussi mieux saisir les chemins, parfois tortueux, qui mènent à la paix.
Pablo Picasso, La Paix, 1952. Huile sur bois, isorel, 4,70 m x 10,20 m, musée national Pablo Picasso,
La Guerre et la Paix. Photo © RMN-GP © Succession Picasso, Paris, 2025.
Depuis que les sociétés humaines existent, elles connaissent des affrontements armés. Mais la guerre n’a jamais pris une seule forme : elle peut opposer des États puissants sur des champs de bataille, comme au temps des guerres napoléoniennes, ou surgir de manière plus diffuse, à travers des groupes terroristes transnationaux comme Al Qaïda ou Daech. L’histoire montre que la guerre n’est pas seulement un déchaînement de violence : elle est profondément politique, comme l’avait formulé le théoricien prussien Clausewitz en la définissant comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ».
Étudier la guerre aujourd’hui, c’est donc tenter de comprendre sa diversité : guerres « classiques » entre États, guerres civiles, conflits irréguliers, cyberattaques, terrorismes… Les acteurs ne sont plus seulement les armées régulières et les gouvernements : s’y ajoutent des groupes armés non étatiques, des organisations internationales, et parfois même des entreprises privées.
Mais à côté de la guerre se pose toujours la question de la paix. Faire la paix, ce n’est pas simplement mettre fin à une bataille : c’est inventer des mécanismes de stabilité et de coopération. Les traités de Westphalie, en 1648, ont ainsi posé les bases d’un ordre international fondé sur les États souverains. Plus récemment, l’Organisation des Nations Unies tente d’instaurer une sécurité collective, en multipliant médiations, sanctions, interventions militaires et missions humanitaires. La paix est donc un processus long, fragile, et toujours remis en question.
Aujourd’hui, le monde est traversé par une grande variété de conflits : guerre en Ukraine, tensions au Moyen-Orient, rivalités en mer de Chine, affrontements au Sahel… Chacun a ses causes, ses acteurs, ses logiques propres. Comprendre cette diversité, c’est aussi mieux saisir les difficultés – mais aussi les espoirs – de la construction de la paix.
Ce thème propose ainsi une double exploration : d’une part, celle des formes de guerre et de leur évolution ; d’autre part, celle des moyens d’y mettre fin et de bâtir la paix. Les élèves seront amenés à réfléchir à la fois à la permanence et à la transformation des conflits, mais aussi aux défis diplomatiques, politiques et humains que représente la recherche de la paix au XXIe siècle.
La guerre est passée d’un affrontement entre États à un phénomène multiforme et plus diffus
- XVIIIè -XIXè siècle
Guerres rationnelles, interétatiques, armées régulières.
Exemples : guerres napoléoniennes. - XXe siècle
Guerres totales (mobilisation complète), puis idéologiques.
Exemples : Les 2 Guerres mondiales, la Guerre froide avec la dissuasion nucléaire (équilibre par les armes) - Depuis 1991
- Guerres asymétriques (terrorisme, guérillas) :
Exemples : Afghanistan, Rwanda, Syrie.. - Apparition des cyberguerres et guerres hybrides (conflits armés + désinformation…):
Exemple : Ukraine.
- Guerres asymétriques (terrorisme, guérillas) :
Quiz : Faire la guerre, faire la paix
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Guerre et paix
La guerre accompagne l’histoire des sociétés humaines. Toutefois, ses formes ont profondément évolué :
- guerres interétatiques classiques,
- guerres civiles et révolutionnaires,
- guerres totales du XXᵉ siècle,
- conflits asymétriques et guerres « irrégulières » contemporaines.
Suivant en cela les grandes ruptures :
- industrialisation de la guerre,
- mobilisation des sociétés,
- apparition des armes de destruction massive,
- transformation du rapport entre civils et combattants.
Qui fait la guerre aujourd’hui ?
Si l’État reste un acteur central, il n’est plus le seul :
- armées régulières
- groupes armés non étatiques
- milices, guérillas, organisations terroristes
- sociétés militaires privées
Ces acteurs s’inscrivent dans des logiques différentes, ce qui complique la gestion et la résolution des conflits contemporains.
Les nouvelles formes de conflictualité
Les conflits actuels se caractérisent par :
- l’asymétrie des forces
- l’hybridation des moyens (militaires, informationnels, cyber)
- l’importance de la communication et de la propagande
Comprendre ces logiques est essentiel pour analyser des conflits contemporains comme ceux du Proche-Orient, d’Ukraine, du Sahel ou d’Asie orientale.
La paix, au-delà de l’absence de guerre
Faire la paix ne signifie pas seulement mettre fin aux combats. Il s’agit souvent de :
- reconstruire des institutions,
- réconcilier des sociétés divisées,
- garantir la sécurité à long terme.
On distingue ainsi :
- la paix négative (fin des violences)
- la paix positive (stabilité politique, justice, développement)
Les acteurs de la paix
Plusieurs acteurs interviennent :
- États et diplomaties
- organisations internationales (ONU)
- ONG
- acteurs locaux
enjeux géopolitiques contemporains
Les conflits actuels révèlent :
- la persistance des rivalités de puissance,
- les limites du droit international,
- les tensions entre souveraineté et intervention.
L’analyse de cas concrets permet de montrer que :
- la paix est rarement définitive,
- les accords peuvent être remis en cause,
- la guerre reste un instrument politique pour certains États.
Exemples mobilisables pour le bac H
- les guerres mondiales et leurs héritages
- la guerre froide et la dissuasion nucléaire
- les conflits asymétriques contemporains
- les opérations de maintien de la paix de l’ONU
Il est préférable de maîtriser peu d’exemples, mais de les connaître précisément et de savoir les utiliser dans une argumentation.